Nicolas Ellis
« Ce jeune musicien caméléon est un phénomène. »
Christophe Huss, Le Devoir
Nicolas Ellis est directeur musical de l’Orchestre national de Bretagne depuis 2024 et directeur artistique et fondateur de l’Orchestre de l’Agora, qu’il dirige à Montréal depuis 2013. Décrit comme « un chef né, un chef d’instinct » et « un phénomène » par Le Devoir, il s’impose par une approche qui conjugue intensité musicale, curiosité et engagement, du grand répertoire à la création et aux projets qui rapprochent la musique des communautés.
Sa carrière internationale l’amène à diriger de grandes formations symphoniques en Europe et en Amérique du Nord. Au cours de la saison 2026-2027, il fera notamment ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de Varsovie, l’Orchestre de chambre de Paris, le San Francisco Symphony et le Los Angeles Chamber Orchestra au Hollywood Bowl. Il retrouvera également le Sydney Symphony Orchestra, l’Orchestra of St. Luke’s — avec lequel il fera ses débuts au Carnegie Hall —, le Symphoniker Hamburg et l’Orchestre philharmonique de Tampere. Parmi ses engagements récents figurent le Seattle Symphony, le Baltimore Symphony Orchestra, l’Orchestre national de la radio polonaise, l’Orchestre de chambre de Suède et l’Orchestre de la radio norvégienne.
La critique souligne la vitalité de ses interprétations, dans lesquelles « il concocte un bouillon crépitant d’ingrédients multiples, qui met le doigt sur les trouvailles d’écriture » (Opera Online), ainsi que son talent pour imaginer un programme « lumineux, utile, original, sensible et émouvant » (Le Devoir). Cette recherche d’expériences musicales fortes et singulières est au cœur de son travail avec l’Orchestre national de Bretagne. Nicolas Ellis y fait dialoguer le grand répertoire avec des artistes et des univers musicaux variés, comme en témoigne sa collaboration avec le Théâtre national de Bretagne autour du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, présenté dans une mise en scène d’Arthur Nauzyciel avec les jeunes comédiens du TNB, ou encore sa rencontre avec des violoneux québécois invités à se produire avec l’orchestre. Il a également dirigé l’ONB lors de la 33e édition des Victoires de la musique classique, devant près d’un million de téléspectateurs, aux côtés de Bryn Terfel, Sabine Devieilhe et Julie Fuchs.
À l’ONB, Nicolas Ellis porte également une attention particulière à la création et à la transmission. Ses projets récents et à venir comprennent notamment un concerto pour clarinette de la compositrice iranienne Golfam Khayam avec Pierre Génisson, un spectacle jeune public inspiré du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne sur une musique d’Ezequiel Spucches, ainsi que la 5e Symphonie de Mahler dans un projet réunissant l’ONB et l’Orchestre de Picardie. Lors de la saison 2026-2027, il retrouvera également l’orchestre dans la fosse de l’Opéra de Rennes pour diriger une nouvelle production de Così fan tutte, mise en scène par Phia Ménard.
À Montréal, son travail avec l’Orchestre de l’Agora traduit cette même volonté de faire de l’orchestre un lieu de création et de découverte, de rencontre avec de nouveaux publics et d’engagement social. Son Gala de la Terre, présenté en ouverture du Festival de Lanaudière, réunissait notamment Le Sacre du printemps de Stravinsky et Chorus Nunavik de Katia Makdissi-Warren, avec les chanteuses de gorge inuites Lydia Etok et Nina Segalowitz. L’événement constituait également une importante levée de fonds au bénéfice de Conservation de la nature Canada.
L’Orchestre de l’Agora fera paraître Le Récital des anges, un album consacré à Schubert et au compositeur métis canadien Ian Cusson, avec la mezzo-soprano Ema Nikolovska et la soprano Elisabeth St-Gelais. Parallèlement à ses activités en salle, l’orchestre poursuit son travail auprès de publics éloignés des circuits traditionnels, notamment à travers une série de concerts mensuels à l’Établissement de détention de Montréal, des prestations dans plusieurs établissements de santé de la métropole et un projet de création musicale avec des adolescents aux prises avec des défis de santé mentale.
À travers ses engagements en Europe et en Amérique du Nord comme à travers ses projets montréalais et bretons, Nicolas Ellis défend une vision de la direction d’orchestre fondée sur la rencontre avec les œuvres, les artistes et les publics, avec une même volonté de faire de chaque concert une expérience vivante, généreuse et marquante.


